C'est bien connu, vendredi c'est disco, et pas de disco sans diva : Jocelyn Brown, Grace Jones, Diana Ross, Sylvester, Sommerville, et
caetera. Ce soir, la diva, c'est Antony, dont le second album avec les Johnsons, I am a Bird now, me file la pétoche. Interdiction de l'écouter chez moi.
C'est trop triste, ça me chiffonne le cœur, bravo le talent. Quand j'écoute Antony, ça me fait l'impression que l'apocalypse tambourine avec ses doigs à la porte. Même sur son duo avec Björk,
The Dull Flame of Desire, c'était comme s'il me tendait la corde pour se pendre. En revanche, voici, Blind de Hercules & Love Affair, un
tube qui porte sa voix androgyne vers les sommets de l'hédonisme néodisco. C'est vrai que les paroles de Blind ne respirent pas le bonheur ("I wish the light could
shine now [...] It makes my past and future painfully clear"). Mais même I will survive raconte l'histoire d'une nana qui croit qu'elle va s'en sortir alors qu'elle est en
pleine dépression. OK, à l'époque, y avait pas de Prozac et aujourd'hui encore l'amour rend aveugle.
Un single sorti le mois et l'année de ma de naissance : Love is the drug, sur le cinquième album de Roxy Music. A cette époque, mes parents écoutaient encore Simon &
Garfunkel et les Beatles. Alors, Love is the drug... Et puis aujourd'hui, j'ai un faible pour l'interprétation flamboyante de miss Grace Jones en 1980 (sur son disque Warm
Leatherette). Bonne année à toutes et à tous !
J'ai essayé de me promener dans Paris la nuit avec la robe de Roisin Murphy (ex-chanteuse de Moloko), mais moi je ne suis pas passé inaperçu. Pourquoi ? En plus, le bus de nuit
était bondé, pas de place assise. Pourquoi ? Et mon kebab, il a dégouliné sur ma robe. Mais pourquoi ? Roisin Murphy, elle doit avoir un secret. Mais lequel ?
Ça sent le skaï, le spray coiffant et le cambouis. Au début, on entend le tic-tac d'une horloge, une cloche qui sonne, ambiance Flashdance chez
Mad Max. Les mecs ont des ceintures sur la tête. Un homme au défrisage impeccable se retourne. C'est Jermaine Jackson ! Plan sur des bottines blanches. La caméra remonte. Une ado
boulotte porte des lunettes, on dirait qu'elle s'est pris un pain. c'est Pia Zadora, saucisonnée dans du plastique. Jermaine la mate, il l'allume. Les deux gangs se défient du regard.
Tension maximum. Et puis tout le monde court un peu partout sans savoir pourquoi. Pia descend et remonte un escalier à toute allure, en chantant bien sûr. Ça picole, ça se
tape un billard, des trucs virils. Pia veut offrir un verre à Jermaine, mais son petit copain lui prend des mains. Hé ho, faut pas gratter l'amitié.
Allez ! On lève les bras au ciel ! "Brothers ! Sisters ! One day we will be free ! From fighting, violence, people crying in the street" Un morceau euphorisant de house de
Chicago, datant de 1987. Ça me rappelle de bons souvenirs. Bon... Le clip est cheap, mais c'est 100 % vintage. Pour les possesseurs du jeu vidéo GTA : San
Andreas, on peut l'entendre sur la San Fierro Underground Radio.