CSS et !!!, pour danser jusqu'à ce que mort s'ensuive

Publié le par joe

Quand s'arrête-t-on de danser ? Quand le coeur lâche une première fois ? Quand les pieds sont meurtris à force de battre la mesure ?  "Jamais !", pourrait-on s'entendre répondre par le groupe brésilien CSS. Leur album Cansei de Ser Sexy, sorti l'an dernier, vient d'atterir subitement sur mon Ipod pour accompagner le retour des beaux jours. Tant mieux. Dans une interview aux Inrockuptibles, l'une des cinq filles du groupe raconte la genèse du nom du groupe :  "On avait décidé de chercher le nom le plus idiot possible et un jour, alors que Lovefoxxx, notre chanteuse, surfait sur le Net, une pub est apparue sur son écran… C’était pour Beyoncé et ça disait : "Marre d’être aussi sexy ?" En portugais, ça se dit "cansei de ser sexy"...

 Mais la Beyoncé Knowles n'est pas leur seule tête de turc américaine. Dans Meeting Paris Hilton, les CSS chantent en choeur  "The bitch said yeah, yeah, yeah, yeah, yeah", comme si on doutait encore que l'héritière bimbo n'est pas une poupée qui fait non, non, non, non... Dans leur shaker, les "amazones"/"chipies"/'furies" ont versé plein de chansons à bouger, avec des vrais morceaux de poilade dedans. A écoute prolongée, Let's make love and listen to death from above fait l'effet d'une cure de vitamines, et Alcohol s'avère à la fois un remède à la gueule de bois et un moyen de prolonger l'ivresse. De l'électro-rock joyeux, frais et pimpant. Pour le reste, je me range à ce qu'a écrit
Arbobo sur ce girl's band.


Pour remuer du bassin, on peut aussi compter sur les New-Yorkais de !!!, dont le troisième opus est sorti le 5 mars dernier. Myth Takes distille de l'électro-rock beaucoup plus sombre que celle de leurs consoeurs sus-citées, mais tout aussi excité. Les morceaux Must be the Moon et Heart of Hearts s'écoutent à perdre haleine et à prendre son pied. Un bon mélange d'énergie punk et de groove endiablé, proche de LCD Soundsystem.

 

 

Quand s'arrête-t-on de danser ? Quand les voisins appellent la police... Quand on est fatigué... C'est le moment d'éteindre la musique? "Pas question!”, pourrait répondre par Roedelius.
Il y a quelques jours, je tchattais avec un illustrateur anglais,
Ed Grace, qui me racontait avoir assisté la veille au DJ set de ce Roedelius, dans un bar londonien, The Big Chill. Hans-Joachim Roedelius, qui a notamment travaillé avec Brian Eno, est l'un des piliers de la musique électronique et ambient, il a 72 ans. Dans le livre Au-delà du rock, la vague planante, électronique et expérimentale allemande des années 70  d'Eric Deshayes, à paraître le 28 avril, gageons qu'au moins un chapitre lui sera consacré. 

Joe

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