Le Dakota hante "Rosemary's Baby"

Publié le par joe

 

Comme L'Armée des morts, La Mouche 2 ou Alien3, ce film devrait porter la mention « Déconseillé aux femmes enceintes ». Mais Rosemary's Baby (1968), de Roman Polanski, que je viens de voir pour la première fois, relève moins du nanar que du chef d'oeuvre. Même avec un regard dépucelé par le visionnage d'une floppée de films d'épouvante, ce long-métrage provoque une irrésistible montée d'angoisse, relayée par la vulnérabilité de Mia Farrow, en jeune New-Yorkaise qui aurait été violée par Satan himself après l'absorption d'une mousse au chocolat.
Le lieu où se déroule l'action contribue largement à la paranoïa ambiante. Même si on ne le voit qu'à quelques reprises, l'immeuble The Dakota (appelé « The Bramford » dans le film), à Manhattan, imprègne Rosemary's Baby d'une atmosphère oppressante avec son architecture néogothique. Un livre, que je serais curieux de parcourir, a même été consacré à cet édifice. Construit entre 1881 et 1884 en face de Central Park, le Dakota est composé de 65 à 85 appartements [les chiffres de mes sources varient] allant du 4 au 20-pièces. Il avait été spécialement conçu pour que la bourgeoisie de l'époque puisse bénéficier à moindre frais des mêmes avantages et des mêmes services que dans une maison avec d'innombrables domestiques.
Au cours des années, il a accueilli nombre de personnalités : Judy Garland, Leonard Bernstein, Lauren Bacall, Carson McCullers, Boris Karloff, Paul Simon... Et près d'un siècle après sa contruction, l'un de ses locataires, un chanteur, est mortellement fauché par une balle devant l'entrée. C'était John Lennon.

Joe

Une Américaine, Alison Lister, qui n'a pas peur de vendre son âme au diable, propose sur le site www.rosemarybaby.com d'acheter en ligne des produits pour femmes enceintes et pour bébés. Et des racines de tannis?

Publié dans Séance de rattrapage

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