Electroplankton

Publié le par julien



Petit OVNI musical (ou marin) aussi frais qu'un vent du large, Electroplankton sur Nintendo DS dépoussière les haut-parleurs de ma console en proposant une interface musicale et expérimentale qui a vite fait de me faire passer pour un dieu du synthé. Quelques heures de plus, et je me prenais pour Jean-Michel Jarre.


Le plancton est une toute petite forme de vie présente dans la mer et accessoirement la vedette du jeu édité par Nintendo. Mais est-ce vraiment un jeu ? Autant la durée de vie est ridicule, autant le plaisir de tripatouiller des sons est énorme. Car Electroplankton est un logiciel sonore ludique et fun se déclinant sous la forme de 10 minuscules jeux. Le principe est simple : le contact du stylet sur les planctons provoque des sons. L'intérêt vient du fait que ces planctons-son en fonction de nos actions (souffler dans le micro, direction du stylet) changent de rythme, de tonalité, de luminosité et de forme.

Dans chaque jeu, une race de planctons différente. Lesquelles valent le détour ?
Commençons par le plancton Rec-Rec ! Quatre planctons, représentant quatre pistes audios, défilent de droite à gauche de l'écran. Il suffit d'en toucher un pour pouvoir lui faire enregistrer ce que l'on veut par le micro de la DS. On arrive au final, lorsque les quatre pistes sont enregistrées, à une véritable démo de beat-box fait maison. Les Pow-Wow ne sont pas loin. D'autant plus que la croix directionnelle permet de changer de rythme à son gré.

Que ce soit avec les planctons Tracy (dont les sons s'adaptent aux lignes et courbes tracées par le stylet), les planctons plus capriceux (qui ne font rien, à moins de taper dans les mains pour les assembler ou les séparer) ou encore les planctons malicieux (qui enregistre le son de la voix et donne la possibilité de la modifier à volonté), tous les jeux à leur manière sont fascinants.

Graphiquement épuré et conceptuel, le jeu a un caractère, mais sa faible durée de vie et son statut de non-jeu à part entière pourra en rebuter certains. Pour ma part je n'y joue pas souvent, mais à chaque fois, le plaisir est là. Une question de rythme sans doute.
Julien

Publié dans Session jeux vidéo

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