« Diary of an Afro-Warrior », l'obsédant dubstep de Benga

Publié le par joe

Sur les conseils avisés et argumentés de Maxence, le Mister électro de Fluctuat.net, je viens d'acquérir Diary of an Afro-Warrior du Britannique Benga. Maxence en parle très bien ici. Et moi, pour plus faire court, je trouve que c'est un des albums les plus intéressants que j'ai écouté ce premier trimestre. Un album de dubstep, ce courant musical, dont également issu Burial (et Untrue, son album très remarqué). 

Répétitif et entêtant, si ces deux qualificatifs vous paraissent péjoratifs, il faut abandonner immédiatement toute vélléité d'aimer Diary of Afro-Warrior. En empruntant ci et là, à la house, à l'ambient, au hip hop, à la techno, Benga donne naissance à une matière toute nouvelle. Il y a de l'alchimie dans son œuvre. Ces morceaux sont dépouillés jusqu'à l'os, ils sont rongés dans des angles bizarres, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des structures vacillantes et parfois dansantes. 

Par exemple, ce Go Tell them, descendant de de 
We are back (1991) de LFO, dont il partage la voix vocodorisée... Someone 20, quelque chose d'italo-disco ou une version raide défoncée du générique de K 2000. Il y a aussi le bien-nommé Crunked Up ("To get high and drunk at the same time" selon une des définitions de Urban Dictionnary.com). Il y a B4 The Dual, dont Maxence écrit que c'est "un hybride de dub et de jazz produit à Detroit, mélancolique, romantique et science-fictionnesque en diable". Mais je préfère Pleasure, qui, sous son vernis glacé, ressemble à une nuit moite. Ou encore Night (clip avec un poulpe ci-dessous), ce que produirait un groupe de samba extra-terrestre.







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