Issues de secours

Publié le par joe

Vendredi, j'écoute des podcasts, "Silence on joue" d'Erwan Cario sur LibéLabo, consacré aux jeux vidéo, et l'hilarant "Mark Kermode film's reviews", sur la BBC. Ma séance de gym s'achève par une séance de sauna et un regard effondré sur le pèse-personne. Ça pue toujours autant dans les vestiaires.

Je vais au cinéma Max Linder. Je m'assieds dans l'orchestre, juste à côté de la sortie. Un copain m'avait raconté que dans les cinémas, il flippait, il s'asseyait toujours près des issues de secours. Et lui, il s'y connaissait en issues de secours, il était steward dans les avions. Il y a un bruit de soufflerie sur ma gauche, une ventilation ? A ma droite, un type mange du pop-corn. La BO de Jonny Greenwood va couvrir le bruit. On voit There Will Be Blood s'afficher en caractères gothiques. Et le film s'achève trop vite. La fin me fait penser à Stanley Kubrick. Il faut que je le revoie. 

En rentrant, j'essaie de lire. "Les matières premières sont les cadeaux que nous fait la Terre." Le Voyage aux pays du coton d'Erik Orsenna, commence ainsi. Je regrette déjà de l'avoir acheté. On m'a offert Les Armes secrètes, de l'Argentin Julio Cortázar. Mais ses considérations générales sur les femmes m'agacent : "Les femmes aiment relire les lettres, les regarder en tous sens (...)", et quelques pages plus loin "Les femmes aiment le désordre d'une chambre de garçon". Une phrase peut tuer la lecture d'un livre. J'en suis également à la moitié d'Haruki Murakami, Kafka sur le rivage, mais je n'arrive pas à m'intéresser davantage à l'histoire, malgré un style élégant. J'entame Rendez-vous d'amour dans un pays en guerre de Luis Sepúlveda, un recueil de nouvelles. La première voit un jeune homme dont, au cours d'une fête, la rencontre avec une femme s'achève par un baiser déposé sur son sexe offert. Elle lui a promis davantage. Ils se sont donnés rendez-vous. Mais il ne réussit jamais à retrouver la maison de cette inconnue.

Vendredi soir, je sors.

Samedi soir, je sors, je vais dîner avec Nico au Troisième lieu, rue Quincampoix. C'est la première fois que j'y vais. C'est bon. On boit du rouge. Je prends une photo.
 


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Publié dans Vie privée

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suzelle 15/03/2008 20:16

Tu vois, sans la loi sur le tabagisme, tu n'aurais pas eu une photo de cette qualité mais plutôt quelque chose entre du David Hamilton à bout de souffle et l'impression de développer une cataracte précoce. Depuis la loi contre le tabagisme j'ai découvert qu'il y avait des murs dans cet endroit bien sympa où une salade est un vrai repas et pas une fade alternative sur laquelle on se rabat quand la balance nous pèse.