L'exubérant « Random Spirit Lover » de Sunset Rubdown

Publié le par joe

"Random Spirit Lover", de Sunset Rubdown.Encore un autre groupe que j'ai entendu par hasard sur Last.fm. Sorti en octobre dernier, leur album Random Spirit Lover n'apparaît malheureusement pas dans le classement 2007 des blogueurs établi avec patience par G.T. Pourtant, le 17 décembre, Systool y était allé de sa supplique : "Je sais, je fais chier, mais serait-il possible d'ajouter [au classement] le dernier album de SUNSET RUBDOWN, les Canadiens indie... si quelqu'un d'autre que moi l'a écouté, bien sûr..." J'aurais milité en sa faveur si seulement j'avais su... que Random Spirit Lovers était aussi réjouissant. Au moins deux bonnes idées à la minute dans ce disque. Ça fait peut-être trop ? 


Parce ce qui caractérise le dernier projet du groupe, c'est une exubérance joyeuse, une envie de repousser les limites du rock, comme on pousse les meubles pour danser. Du coup, ça part parfois tous les sens, ce qui lui vaudrait de décrocher l'étiquette (forcément réductrice) de rock progressif. Le lyrisme débridée de Random Spirit Lover me rappelle toutefois la folie d'un de mes albums de chevet, The Lamb lies down on Broadway (1974) de Genesis, la noirceur schizo en moins, une touche folk en plus. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si Sunset Rubdown partage des traits communs avec Arcade Fire : la nationalité, mais surtout un sens de l'orchestration foisonnante. 

Même si la voix parfois braillarde de Spencer Krug me plaît moins, Random Spirit Lover est un de mes albums préférés en ce début d'année.

En écoute ici sur Deezer.

Publié dans Sur écoute

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