Un « Devil May Cry 4 » kitsch, bourrin et jouissif

Publié le par joe

"Devil May Cry 4", un jeu développé par le Japonais Capcom.Le genre Beat them all, comme son nom l'indique, bats-les tous, mets leur une raclée, fous leur un combo fessée+privédedessertetaulit. Devil May Cry 4, ("le démon peut pleurer" 4) possède les attraits du jeu si bourrin, clinquant et foncièrement m'as-tu vu, are you talking to me ? devant l'écran de télé. C'est vrai, je l'attendais ce DMC 4. J'ai loupé le troisième épisode, j'avais hâte d'assister au sequel sur une console nexteujène. Et bah, c'est-y-pas beau le résultat ? Si... Si... La réalisation est très soignée, les décors superbes. Des qualités qui l'emportent sur une caméra parfois hasardeuse, une grande linéarité et la frustration de ne pas pouvoir interagir plus avec l'environnement. Voir son perso buter contre des murs invisibles est pénible.

Mais je retrouve, intactes, mes prédispositions à fouetter des forces maléfiques, malgré les années écoulées. C'était quoi l'histoire déjà ? Un p'tit tour du côté du dossier de jeuxvideo.com pour réviser. C'est qui le héros déjà ? Je plaisante... Je me rappelle bien. C'est Dante, l'être moitié humain moitié démon, il est trop stylé, il a des mouvements gracieux, il est bien sapé, il a la classe, en résumé, il est "charismatique", comme ils disent sur jeuxvideo.com. Sauf que, dans DMC 4, le routard des neuf cercles de l'enfer passe un peu la main.


Le style Dante, chic m'as-tu-vu.

Comme pour toutes les franchises, lorsque le héros prend un coup de vieux, on lui adjoint un mec plus jeune, le sempiternel faire-valoir, même le prochain Indiana Jones n'y échappe pas. Ici, c'est un certain Nero, qui campe le Robin de service. Nero, un look gothico-streetwear (capuche, grosses tatanes et long manteau) à tendance Tokio Hotel-Final Fantasy. Au début du jeu, on le voit mettre de gros écouteurs sur ses oreilles. Et d'après ce qu'on peut entendre grésiller, il a des goûts musicaux de chio approximatifs. Mais bon... C'est ça aussi la franchise Devil May Cry : une bande originale à base de soupe métal-fusion-hardcore. Mais au bout d'un moment, c'est comme NRJ au supermarché, on n'y fait même plus attention.

Et puis Nero, il ressemble à un ado dans un rôle de dur-à-cuire, sa petite copine est fade, elle a un goût pour les chansons mièvres, on l'imagine rêver de la Star Ac. Et puis Nero, il fait que copier Dante : une arme à feu dans une main, une grôôôôôsse épée dans l'autre, mais pas n'importe laquelle, hein, une épée dont on augmente la puissance comme on passe les vitesses d'une moto... Et oui, c'est d'un gameplay aussi subtil que peut l'être la conduite d'un Hells Angels.

Plus c'est gros dans Devil May Cry, et plus ça passe. C'est ce qui fait le plaisir régressif de ce jeu. Tout est too much : répliques trop cools, pyrotechnie des combats, des adversaires plus nombreux, plus costauds, plus impressionnants. Côté scénario, on fait pas dans l'économie de clichés, côté personnages secondaires non plus. Par exemple, cette dénommée Gloria, légèrement vêtue, avec sa poitrine plantureuse, à en faire mouiller du geek, et son grand écart qui restera à jamais dans les annales (preuve ici sur Youtube s'il vous plaît) du jeu vidéo. Et ce vilain traître qui porte les attributs du super-méchant : une longue mèche de cheveux et un monocle. Mouah ah ah ah.

Publié dans Session jeux vidéo

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