Astérix, Poelvoorde et la promo

Publié le par joe

Rien que la bande-annonce d'Astérix et les jeux olympiques, diffusée au ciné, me donnaient envie de prendre mes jambes à mon cou : blagues nazes, gags pathétiques, acteurs pitoyables, décors laids, effets spéciaux cheap.... Les critiques de la presse écrite ont quasi unanimement descendu le film, et spectacteurs sont pour le moins dubitatifs (lisez un peu les avis des internautes chez Allociné). Pourtant 2 711 869 personnes en France entre mercredi, jour de sa sortie et dimanche soir (selon l'AFP) ont regardé le film le plus cher du cinéma français.

Même Benoît Brutus Poelvoorde, qui devrait faire attention à ne pas dilapider davantage le capital de crédibilité que lui avaient accordé entre autres C'est arrivé près de chez vous et Les carnets de Monsieur Manhattan, confiait récemment son dégoût dans une interview publiée le 26 janvier dernier dans le journal suisse Le Matin.

Extraits :

"La promo ?"

"On finit le soir face à son minibar comme un connard, et le lendemain ça recommence, on doit avoir la banane. (...) La promo, ça t'anéantit le crâne. Parce que pour tenir le coup, tu picoles, qu'est-ce que tu veux faire d'autre? D'ailleurs, les cadors, ils ne viennent pas. Delon, Depardieu, ils ne se déplacent pas. Moi je me tape tout."


Le journaliste enchaîne : "Je crois d'ailleurs que le tournage d'Astérix ne s'est pas très bien passé..."

Il répond : "C'est juste, comme je l'ai vécu. Je ne veux pas de ces trucs trop énormes. Il y a trop de fric, et je n'aime pas les choses qui sont régies que par un facteur aussi vulgaire que l'argent."

Courage Benoît ! Alea non jacta est.

 

Publié dans C'est tout vu !

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