Un frimas urbain entoure « Untrue » de Burial

Publié le par joe

Ce que m'inspire "Untrue".
Je mets le skeud dans la chaîne. Je laisse dérouler. J'aime ? J'aime pas ? C'est pas mal ça... Ouch ! Ce son-là pue. Ah tiens ! Là, c'est mieux.... Untrue de Burial, sorti en novembre dernier, me fait osciller entre admiration et répulsion. J'ai du mal à me faire une opinion. Le temps décidera. 

A la première écoute, je suis accroché par ces beats secs
et ces mélodies ouatées, on dirait le bouillonnement de protons dans un velouté. A la première écoute, je trouve le travail sur les voix éthérées un peu systématique. Après plusieurs écoutes, je n'arrive pas à distinguer un seul morceau de la tracklist. Pas grave, ça se déguste d'un trait. Car cet édifice musical construit par le Britannique Burial (13 623 amis sur son maïespèce le 5 janvier, mais on s'en fout) repose sur un désir de voyage immobile.
Au milieu des crépitements et des cliquetis, le rythme s'emballe, s'essouffle, marque une pause et repart, traçant par intermittences de fragiles sillons.

Untrue, qu'est-ce que c'est ? Un mélange de drum & bass, d'ambient et de dubstep,
qui plonge dans une ambiance immédiatement palpable/dense. Toutefois, à l'image de sa pochette en gris, noir et blanc, cet album se nimbe d'un brouillard épais, celui qui nous entoure après une nuit à danser sous des jeux de lumière, celui qui dépose du givre scintillant sur des échauffadages métalliques.

Récemment, avec un ami, on se demandait pourquoi on n'allait plus en after : probablement parce que les DJ de nos matins à fleur de peau  passent complètement à côté de ce genre de disques.


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