The National, Interpol, James Holden, Matthew Dear, Clinic, etc.

Publié le par joe

The National, "Boxer".T’écoutes quoi en ce moment Joe ? Mais euh… plein de trucs. Mon Ipod s’agite dans tous les sens, c’est ce que je lui ai donné à manger qui fait ça. Il est sous perfusion ces derniers temps. D’abord, il y a l’album Boxer de The National. Il me lâche plus depuis des mois lui, mais on ne chasse pas la nostalgie du revers de la main. Mélodieux, grave, avec des arrangements superbes. Je ne peux plus m’en passer, leurs chansons me rendent plus beau que je crois l’être. C’est des vagues de bonheur, comme si tous mes amis étaient là et que je les regardais passer une bonne soirée, se raconter des choses intimes, se consoler, et partir chacun de leur côté dans la nuit.
 
J’écoute aussi les trois albums d’Interpol dans tous les sens, je récolte leurs morceaux qui me plaisent le plus. L’un d’entre eux s’appelle Take you on a cruise, et quand j’entends la guitare juste avant le refrain, ça me donne presque envie de chialer, les croisières pourtant ça m’inquiète, du monde sur un bateau et de l’eau tout autour. Quand on vient de la ville, l’horizon à perte de vue, forcément ça fait peur.
 
Echo & The Bunnymen, "Ocean rain" Et comme on compare souvent ces groupes à leurs aînés Echo & The Bunnymen d’une part et Joy Division de l’autre, alors j’ai remonté le courant. Les albums Crocodile et Ocean Rain, d’Echo & The Bunnymen. Le premier bof, le second tip top, dessus il y a une chanson qui me fait rigoler, c’est The Yo-Yo Men, quand je l’entends, j’opine naturellement du chef. Ah.. Bien sûr... The Killing Moon, dont j'aime imaginer qu'il y a un rapport avec le film The Honeymoon Killers. Et Joy Division ? C’est l’album Closer que je me suis procuré. Malgré la voix sépulcrale de Ian Curtis, j’ai envie de danser dessus, oui ! Faire la fête ! Mais ça me fait comme si j’avais la gueule de bois en même temps.
 
Du côté de l’électro, The idiots are winning, l’album de James Holden, auteur du remix céleste de The Sy was Pink, de Nathan Fake, est terriblement inaudible… Non. J’exagère. La masturbation, ça fait pas de bruit. Mais, c’est gonflé son morceau Intentionnally left blank… Deux minutes de silence ! Même sur Itunes, ils n’osent pas le vendre ! Si vous l’avez acheté, vous êtes en droit de vous faire rembourser. Ou d’apprécier. En résumé, avec sa techno hyper-minimaliste, ce gars se touche, mais quand ses musiques pour cardiogrammes énervés parviennent subrepticement à vous effleurer, vous êtes saisis d’un trouble. Et vous vous taisez. Prenez moins de risques : il vaut mieux aller faire un tour du côté de Matthew Dear et son album Asa Breed. Electrofunky, chant presque jemenfoutiste, un son quelque part entre Bang Bang et Joakim. J’écoute pas mal aussi la compilation Back to mine de Röyksopp, un recueil de pépites dansantes des années 1980, qu’ils sont fiers d’exhiber comme des mômes une collection vintage de Stabilo Boss.
 
Clinic, "funf".Pour en revenir au rock, voici un groupe qui m’est culte : Clinic, style punk-psyché. Leur dernier album Funf, un recueil de faces B paraît-il, vient de sortir. Souvent abrasif, comme le baiser d’une Spontex sur la joue (pas sur la bouche, ça doit faire mal). Compact ; leurs morceaux durent rarement plus de trois minutes. Parfois délicat ; le chanteur Ade Blackburn susurre des chansons vénéneuses quand il déserre la mâchoire. Je continue à suivre leur carrière, peut-être qu’ils auront un jour un grand succès, mais j’en doute. Jusqu'ici, ils ne font pas beaucoup d’efforts pour le rencontrer, et ça les rend attachants.

joe

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