"Bioshock" : J'ai sauvé les Petites Sœurs

Publié le par joe

Récolter ou sauver les "Petites Sœurs", un choix cornélien.

J'avais déjà évoqué ce jeu vidéo dans un précédent post. Je viens de terminer Bioshock, en y sacrifiant avec délice une quinzaine d'heures. Même si on peut lui adresser quelques critiques négatives, il s'agit bien d'un bijou sombre et finement ciselé dans le rayon souvent plan-plan des first-person shooter et des survival horror.

Attention, post avec plein de morceaux de spoilers dedans.

Des points positifs...

— Le graphisme du jeu sublimement original, chapeau bas à la direction artistique. Je ne suis pas prêt d'oublier la cité maudite de Rapture, une néo-Atlantide du XXe siècle.
— Le gameplay intuitif, qui fait alterner plasmides de la main gauche et armes plus traditionnelles de la main droite.
— Le scénario bien fichu avec plusieurs rebondissements, et un héros en quête euh... identitaire. 
— Et surtout l'ambiance de Bioshock particulièrement absorbante et angoissante, auquel contribue une bonne dose de gore, cadavres mutilés et éclaboussures de sang. Je m'interrogeais aussi sur l'absence de cinématiques. Finalement, elle permet de s'immerger davantage dans le jeu.

J'ai une large préférence pour le niveau "Forteresse Fôlatre". Ses posters colorés sur les murs défraîchis, ses personnages figés à la Pompéi, ses masques pseudo-vénitiens, un espèce de music-hall morbide ou de cabaret de l'horreur régi par un artiste cinglé, Sander Cohen.

— L'ambiance sonore de Bioshock est bien travaillé, du chuchotement des Chrosomes au "vagissement" des Protecteurs, en passant par les différents enregistrements (bon doublage en français). Par ailleurs le soin apporté à la bande originale vaut bien celui de Kow Otani pour Shadow of Colossus. La musique, composée par Garry Schyman, alterne morceaux symphoniques et piano en solo, mélancolie et terreur. On peut en télécharger quelques mp3 gratuitement par ici.

Mais Bioshock n'est pas exempt d'imperfections.

— Le manque de variété des ennemis. 
— Les épreuves de piratage lassantes à la longue.
— A partir du moment où le héros tue Andrew Ryan, le fondateur de Rapture, le scénario traîne un peu la patte, et à l'intérieur des niveaux, les espaces semblent avoir été construits sur le même modèle (avec plus ou moins de détails).
— Des problèmes de réalisation, qui font un peu baclé. Exemple : le héros devient un Protecteur, mais c'est très mal mis en scène. Rien ne vient donner au joueur la sensation qu'il devient l'un des ces personnages emblématiques du jeu, à part une vision à travers son "hublot". Pourquoi ne pas avoir ralenti son pas ? Donné la sensation d'être à la fois pataud et puissant ?   
— Un boss de fin un peu pathétique. Il n'est pas inquiétant, on dirait un super-vilain de chez Marvel; il est facile, je l'ai tué au premier essai (et pourtant je suis une bille).

Bien que le jeu soit très linéaire, il existe trois fins, avec deux cinématiques différentes (et trop courtes à mon goût), selon que le joueur a récolté ou sauvé les Petites Sœurs. Pour ma part, je les ai toutes sauvées (un moment de grâce à chaque fois), la preuve qu'on peut très bien dézinguer à tout-va et avoir un cœur de Bisounours.

joe

Pause jeu vidéo en attendant Assassin's Creed, Halo 3 et Stranglehold.

Publié dans Session jeux vidéo

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