Pékin J3. Construire et démolir.

Publié le par joe


Moi, dans parc du temple du ciel, près de l'autel du tertre circulaire.

Lundi 30 juillet. Le Temple du ciel. Peu avant le solstice d'hiver, l'empereur daignait lever le cul de son trône afin d'aller y prier pour de bonnes récoltes. Deux kilomètres séparent ce lieu de la Cité interdite. Toujours l'espace, les distances, les touristes. Je me fais photographier dans un coin un peu calme. Les statues de dragons ricanent. 

Au Temple du ciel.
Sur le chemin vers le temple, il y a aussi un Tyrannosaurus Rex en carton-pate devant le Musée d'histoire naturelle, dont "les salles anatomiques du dernier étage sont à déconseiller aux enfants car elles exposent notamment des cadavres humains et des organes génitaux" (dixit Lonely Planet). Comment j'ai pu rater ça ? Devant le musée, il y a aussi un orage qui éclate. Je me serre contre les autres sous un abribus.

Dans la rue Qianmen Nianjie, des terrains vagues de part et d'autre. Le quartier semble avoir été rasé récemment. Seule une maison, avec une devanture de boutique, tient encore debout. Des Chinois qui attendent le bus lisent silencieusement des feuilles manuscrites affichées sur sa vitrine. Sur l'une d'elles, il est écrit en anglais : "They want to demolish my house..."

Dans un établissement où je rentre pour déjeuner, la serveuse retire une carte sur une des deux piles derrière elle. Une pile en anglais, l'autre en chinois. Les prix de celle qu'elle me tend sont le double des autres, je sors. Je vais dans une autre cantine un peu plus loin. Un couple s'installe à une table voisine. L'homme m'adresse la parole, je lui réponds, on ne se comprend pas, on se sourit généreusement, il dessine un oiseau dans mon cahier.

Je passe une partie de la soirée à rechercher un poncho genre imperméable, comme ceux que portent des cyclistes pékinois ou les gens qui reviennent d'EuroDisney un jour de pluie. Pas évident à trouver. Et pourtant, en comptant celui que j'ai acheté le lendemain au pied de la Grande muraille, ça fait trois.

Joe

Publié dans Dix jours en Chine

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