Shanghai J5. Go to Beijing.

Publié le par joe

Poteau électrique & bonhomme au temple de Longhua.
Vendredi 27 juillet. Deux chansons me viennent à l'esprit.
 Sur l'écriteau, à côté de mon lit, il est écrit en anglais et en chinois : "Do not smoke in bed". J'entends Nina Simone fredonner : "Take care of everything / I'm leaving my wedding ring / Don't look for me / I'll get a hand / Remember darling / Don't smoke in bed."

Et Thru these architects eyes, un morceau de David Bowie sur 1. Outside, un de ses meilleurs albums .  : "All the majesty of a city landscape / All the soaring days in our lives / All the concrete dreams in my mind's eye / All the joy I see / Thru these architects eyes."  J'avoue : j'ai emporté cette chanson dans mon iPod, rien que pour l'écouter dans le cadre de Shanghai. Si j'avais envoyé des cartes postales, je les aurais accompagnées de cette illustration sonore.

Dehors, je transpire, je mouille de partout. Mon jean's colle, j'aime pas les shorts. Tant pis pour moi. Toujours 38°C. Je vais de boutique en boutique pour échapper à la fournaise. Je fais semblant de choisir des vêtements pour profiter plus longtemps de la climatisation. Et puis comme mon tee-shirt est trempé, j'en achète un (deux pour le prix d'un) et je me change discrètement sur le trottoir derrière un abri-bus.

Pétarades, clignotements, paniers de basket-ball, cabines, volants de formule 1, écrans... Une ambiance de fête foraine moderne. Là, au 9e étage d'un grand magasin, près de Renmin Square. Dans cet espace de jeux sponsorisé par Sega, c'est plus fort que moi, je traîne longtemps. Et je regarde, c'est tout.

Un parc que surplombe la jonction de bretelles d'autoroute. Devant une chute d'eau, un couple en habits de mariage se fait photographier. Et comme il n'y a que le photographe et deux assistants pour témoins, ça doit être pour un magazine de mode, pas pour l'éternité.

Hier je suis allé chercher mon billet de train. Un Shanghai-Pékin (50 €) en couchette molle réservé depuis Paris grâce à l'agence Chine Evasion.

Aujourd'hui, devant la gare de Shanghai, une grande cohue, comme si une manifestation se préparait. Avant de rentrer, ma valise subit un passage aux rayons X. Je franchis un portique de sécurité. Je monte vers le Hall n°2. Les banquettes sont toutes occupées par les passagers en partance pour trois trains de nuit vers Pékin : 19h15, 19h22 et 19h44.

Compartiment 6. Place 9.

Une hôtesse propose des paniers-repas à l'achat (15 RMB). Je mange accroupi sur ma couchette. Très confortable. D'abord il y a une musique forte et sirupeuse diffusée dans le couloir du wagon. Puis, le silence. Je termine de lire L'Analyste, un bon thriller. Le paysage de la Chine est englouti par la nuit. Et je m'endors sous la couverture, avec deux oreillers.

Joe

Sur la rivière Huangpu.

Publié dans Dix jours en Chine

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