Ellen Allien & Apparat, en électro majeur

Publié le par joe

Trois disques j'ai acheté volé téléchargé piraté copié [rayer les mentions inutiles] dans leur ordre d'apparition ci-dessous, de gauche à droite. Le premier, c'était parce que c'était Ellen Allien. Le deuxième pour la même raison. Le troisième parce que j'avais découvert Apparat avec le premier. Tout le monde a suivi ? Soit deux Allemands : Une fille, un garçon. Ellen Allien, Apparat. Deux incontournables de la musique électro.

Orchestra of Bubbles / Fabric 34 / Walls
1. Orchestra of Bubbles. Ellen Allien & Apparat. Sorti en 2006.

Une rêverie exaltée. L'album magistral d'Ellen Allien et de son copain Apparat. De la musique bidouillée comme si on appliquait un théorème de géométrie à un poème. Distordu et frappé, cet album n'en continue pas moins de me faire balancer sur de belles basses caressantes. On y surprend des mélodies à se réveiller pudiquement au milieu d'un morceau. Orchestra of Bubbles appartient au rang de ces disques dont je peux écouter sans interruption toutes les plages du CD. J'aime beaucoup les titres où Apparat chante: Do not break (ou la rencontre improbable entre Moby et d'Aphex Twin) et Leave me alone. Et Ellen Allien se débrouille tout tout aussi bien comme en témoigne Way Out. Un disque toujours suprenant à l'écoute. Jubilatoire.

2. Fabric 34. Ellen Allien. Sorti en juin 2007.

Un mix carré et sans fioritures de d'Ellen Allien. De la techno-house miminaliste où s'enchaînent des petites perles. Il y a ce langage musical androïde sur Journey de Ben Klock. Il y a l'acide The Sun can't compare (de Larry Heard Presents Mr. White), qui donne envie de susurrer ces mots gentils à l'être aimé. Il y a le déchirant Harrowdown Hill de Thom Yorke. Ce qui me fait penser qu'Agoria avait déjà placé Idioteque, de Radiohead, dans son propre mix Cute & Cult. Pour en revenir à Fabric 34, on y retrouve aussi Arcadia d'Apparat, qui figure également dans Walls. Fabric 34, un mix sombre et intrigant dans la même veine que The Last Resort, album crépusculaire de Trentemöller. A écouter donc de préférence seul, sans contraintes, et dans l'obscurité.

3. Walls. Apparat. Sorti en juin 2007.

Walls, rien que pour l'envoutant et céleste Arcadia, où les machines révèlent une chaleur apaisante, Où la voix d'Apparat enveloppe les oreilles d'un baume chaleureux. En revanche, les manières funky/r'n'b de Hailin from the Edge et de Holdon m'ont pas convaincu. Je préfère les boucles sonores aériennes de Limelight ou des Fractales (PT.I) et (Fractals PT.II), proches de l'univers du jeune britannique Nathan Fake sur Drowning in a Sea of Love (autre bon album d'électro). Avec sa nappe sonore, le morceau Headup sonne un peu comme du M83. De Walls, j'attendais plus de sauvagerie, mais cet album n'en demeure pas moins agréable. On peut l'écouter en entier sur son site.

Joe

* The Sun can't compare : un extrait à écouter ici
* Un morceau pas mal : Moan de Trentemøller (Vocal Remix ft. Ane Trolle) :
la vidéo laide, en mémoire de Laika, première chienne à mourir dans l'espace. Mais où ils vont chercher tout ça ? C'est pas sérieux....
* Une bouteille à la mer : sur cette vidéo d'Apparat en train de mixer au Supperclub, si jamais quelqu'un reconnaît le nom du morceau, je suis preneur. 

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