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Dimanche 11 mai 2008
Une rencontre plutôt étonnante, pour les connoisseurs, celle des New-Yorkais de !!! (prononcer chick chick chick) avec le Suédois The Field (aka Axel Willner), qui a lieu l'été dernier, selon Pitchfork.tv, diffuseur de la vidéo. The Field, c'est le type moustachu devant l'ordinateur, les autres appartiennent au groupe !!! Le morceau est long, bien balancé, solos de guitare sur les boucles de The Field. Ils ont l'air tous très concentrés et à la fin, épuisés.


Par joe - Publié dans : Sur écoute
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Samedi 10 mai 2008

Et hop ! Je viens de terminer en anglais Les Brigades Fantômes de John Scalzi, sequel du Vieil Homme et la guerre que je m'étais enfilé il y a quelques mois. Qu'en dire ? C'est de la SF de bonne facture, agréable à lire, et plutôt facile à parcourir en V.O. John Scalzi replonge dans son univers où les humains font la conquête brutale des planètes, en n'hésitant pas à bouter loin très loin les pas forcément hostiles extra-terrestres qui auraient eu la vilaine idée de coloniser un même bout de caillou.

Le fameux vieil homme, John Perry, héros du précédent s'est éclipsé. Cette fois, on suit Jared Dirac, un être humain créé de toutes pièces, auquel l'armée insuffle une conscience, celle d'un traître (un certain Charles Boutin), afin de comprendre les motivations de ce dernier. Mais l'opération foire (c'est pas si facile même dans le futur) et Jared Dirac, "mis au monde" pour cette expérience, est envoyé à ses occupations de clone-soldat censé protéger l'humanité.

Si le début du roman, avec la création très frankensteinesque de Jared Dirac, s'avère ingénieuse et prometteuse, bah les pages suivantes ronronnent comme le moteur d'une fusée Ariane.  Vers la fin, Scalzi n'arrive pas vraiment à suggérer la cohabitation perverse de deux consciences dans un même cerveau. Parce qu'évidemment la deuxième conscience, celle de Boutin (pas Christine, Charles), s'est réveillée.

Les Brigades fantômes m'ont valu de bons trajets en métro. C'est vite lu, vite assimilé, à la manière d'un roman de gare. On peut le lire indépendamment du Vieil Homme et la guerre. Et avant, La Dernière Colonie, sa suite, nominée cette année dans la catégorie meilleur roman pour le
 prix Hugo (rien à voir avec Victor).

J'aurais pu aussi mettre une citation du bouquin, où il est question d'extermination des Ewoks (ceux de Star Wars), mais je préfère souhaiter un bon anniversaire à John Scalzi (le 10 mai), il confie qu'il a 39 ans sur son excellent blog, et vous inciter à lire la fiche de lecture complète des Brigades fantômes rédigée aux petits soins par le bloggueur Nebal.

Par joe - Publié dans : Fan de SF
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Samedi 3 mai 2008
























J'aime beaucoup ces deux disques, sortis en mars, qui piochent dans les années 1980 : Stainless Style de Neon Neon et Saturdays=Youth de M83. Autant le premier a un parfum de flambe et d'after-shave, autant le deuxième est aussi sucré que (nouveau) romantique.

Stainless Style a un côté poseur, ce que reconnaît sans détours le duo composé de l'Américain Boom Bip et du Britannique Gruff Rhys, dans une interview à Fluctuat.net.
Sur leur album, Raquel commence tel un un morceau des Pet Shop Boys (Domino Dancing par exemple), avant de ressembler à une fusion synth-pop entre Camouflage, Depeche Mode et Erasure. Irrésistible. Il y a aussi une balade plus rock à la Prefab Sprout, Steel your Girl, et un titre, Dream Girls, qui évoque Duran Duran au temps de sa flamboyance.
Duran Duran, dont je viens de découvrir que Timbaland avait produit leur dernier album, Red Carpet Massacre, une anomalie sympathique, une timbalanderie pure soupe comme ce Hard Candy de Madonna, aussi chiant à écouter qu'il est pénible de lire un livre de recettes en entier. Bref...
Mais on trouve aussi sur Stainless Style des sons plus contemporains, du r'n'b électro : un Sweat Shop humide de tout partout et un Luxury Pool qui parle de quoi ? De célébrité.















Avec Saturdays=Youth, M83 (alias le jeune frenchie Anthony Gonzalez), prend un tournant carrément pop. Cet album lumineux, parfois à la limite du mauvais goût, s'accompagne bien d'un verre de soda. C'est déjà sucré sucré sucré, alors allons-y pour l'overdose. Et ça reluque les eighties derrière sa frange. Presque putassiers, Kim & Jessie et Graveyard Girl, pourtant le charme opère. Quant à  Up !, il ramène le spectre de Kate Bush, mais ça fait pas peur. A l'écoute de cet album, j'ai envie de poser de poser du papier peint fluo dans ma chambre, ressortir des posters d'idoles déchues et faire claquer des bulles de chewing-gum.


Par joe - Publié dans : Sur écoute
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Jeudi 1 mai 2008




















Histoire de
rassurer Hollywood (oui, on peut très bien entrer en possession du jeu vidéo Grand Theft Auto 4 et se taper un blockbuster américain le même jour), je suis allé voir Iron Man, l'histoire d'un milliardaire qui rentre dans une boite de conserve à l'épreuve des balles. Dans ce film, c'est l'excellent Robert Downey Jr qui enfile le costume en feraille du superhéros. On voit l'acteur post-junkie s'amuser beaucoup avec ses joujous technologiques (un côté Inspecteur Gadget) et se faire effleurer les entrailles par Gwyneth Paltrow au cours d'une séance cocasse de Docteur Maboule. Si Iron Man sauve le monde, il y a pas à tergiverser, c'est Robert Downey Jr qui sauve le film. Car les gentils sont très gentils et les méchants sont très méchants, la preuve, l'Afghan qui veut la peau des Ricains, il fume, avec le regard en coin.
Il ne lui manque plus qu'un Mini-Me.
Par joe - Publié dans : C'est tout vu !
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Lundi 28 avril 2008
Pur film de genre, Rec fait peur. Huis-clos dans un immeuble, des couloirs obscurs, une cage d'escalier plongeante, des recoins mortels. Chasse à l'homme dans les appartements.  Il fait trop noir, il y a des bruits furtifs et des menaces muettes. Rec, film espagnol, porte la marque des bons films d'horreur. Tout ce qu'on peut imaginer ne serait jamais pire que ce qu'on veut bien nous montrer.
Une caméra ne cesse de tourner, c'est celle de l'homme qui accompagne une journaliste, c'est le film. La journaliste fait un reportage sur les pompiers. Elle les suit dans une intervention nocturne, qui vire mal. Banalité des habitants, chacun pour sa peau, appartements vidés peu à peu de leurs occupants.
Rien de nouveau sous la lumière blême des films à pétoche, mais Rec remplit bien son contrat. Si l'on peut comparer sa mise en scène à Blair Witch Project, c'est plutôt du côté de l'excellent The Descent qu'il faut classer Rec : unité de temps (une nuit), de lieu(une grotte/un immeuble) et d'action (comment -s'- en sortir).
Par joe - Publié dans : C'est tout vu !
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