Et hop ! Je viens de terminer en
anglais Les Brigades Fantômes de John Scalzi, sequel du Vieil Homme
et la guerre que je m'étais enfilé il y a quelques mois. Qu'en dire ? C'est de la SF de bonne facture, agréable à lire, et plutôt facile à parcourir
en V.O. John Scalzi replonge dans son univers où les humains font la conquête brutale des planètes, en n'hésitant pas à bouter loin très loin les pas forcément hostiles extra-terrestres qui
auraient eu la vilaine idée de coloniser un même bout de caillou.
Le fameux vieil homme, John Perry, héros du précédent s'est éclipsé. Cette fois, on suit Jared Dirac, un être humain créé de toutes pièces, auquel l'armée insuffle une conscience, celle d'un
traître (un certain Charles Boutin), afin de comprendre les motivations de ce dernier. Mais l'opération foire (c'est pas si facile même dans le futur) et Jared Dirac, "mis au monde" pour cette
expérience, est envoyé à ses occupations de clone-soldat censé protéger l'humanité.
Si le début du roman, avec la création très frankensteinesque de Jared Dirac, s'avère ingénieuse et prometteuse, bah les pages suivantes ronronnent comme le moteur d'une fusée
Ariane. Vers la fin, Scalzi n'arrive pas vraiment à suggérer la cohabitation perverse de deux consciences dans un même cerveau. Parce qu'évidemment la deuxième conscience, celle
de Boutin (pas Christine, Charles), s'est réveillée.
Les Brigades fantômes m'ont valu de bons trajets en métro. C'est vite lu, vite assimilé, à la manière d'un roman de gare. On peut le lire indépendamment du Vieil Homme et
la guerre. Et avant, La Dernière Colonie, sa suite, nominée cette année dans la catégorie meilleur roman pour le prix Hugo (rien à voir avec Victor).
J'aurais pu aussi mettre une citation du bouquin, où il est question d'extermination des Ewoks (ceux de Star Wars), mais je préfère souhaiter un bon anniversaire à John Scalzi (le 10
mai), il confie qu'il a 39 ans sur son excellent blog, et vous inciter à lire la fiche de lecture complète des Brigades fantômes
rédigée aux petits soins par le bloggueur Nebal.
Pur film de genre, Rec fait peur. Huis-clos dans
un immeuble, des couloirs obscurs, une cage d'escalier plongeante, des recoins mortels. Chasse à l'homme dans les appartements. Il fait trop noir, il y a des bruits furtifs et des menaces
muettes. Rec, film espagnol, porte la marque des bons films d'horreur. Tout ce qu'on peut imaginer ne serait jamais pire que ce qu'on veut bien nous montrer.